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  • aymericphotographe

Un crapaudrome à Gambais.

C’est le 27 février 2009, que Nicole et Jean-Jacques MEYER ont créé pour la première fois, avec le parrainage du C.E.R.F (Centre d'Études de Rambouillet et de sa Forêt) et de la S.P.A. de Plaisir (responsable du crapaudrome de Guiperreux à Hermeray) un crapaudrome à l'étang des Bruyères, près de Gambais.


Pourquoi cette décision! Car ils ont constaté, l'année précédente, un grand nombre d'amphibiens écrasés sur la route départementale 112, reliant Gambais à Gambaiseul, Cela durait depuis des années, selon des habitants de Gambais.




Pourquoi un crapaudrome ?


Les amphibiens vivent dans la forêt. Pour se reproduire (début mars), ils retournent à l'endroit où ils sont nés et, pour cela, traversent les routes.

Étant donné la lenteur de leurs déplacements et la circulation, un nombre important sont écrasés chaque année. Mais pas seulement dans le sens forêt/étang, également dans le sens des retours étang/forêt, entre 15 jours et 3 semaines après la reproduction.

Afin de résoudre cette hécatombe et pour sauver ces amphibiens protégés ,très utiles à l'équilibre écologique et à notre environnement , un crapaudrome temporaire a été installé le long de l'étang. Ce système consiste à installer des bâches plastiques "à cheval" sur des cordes maintenues par des pieux, de telle sorte que les crapauds en provenance de la forêt à l'aller (ou de l'étang pour les retours), longent ces bâches et tombent dans des seaux ,ou ils sont comptabilisés puis relâchés tous les jours.



Comment réaliser un crapaudrome ?


Un crapaudrome représente une solution temporaire pour sauver les amphibiens. Il n'est mis en place que pendant la durée de leurs migrations, approximativement de début mars à fin avril. Il s'agit d'une construction légère, non destructrice de l'environnement, qui laisse ensuite le site en son état d'origine, une fois enlevé.

Sa construction repose sur certains critères de sécurité : sauvegarde de l'espace libre au bord de la route pour le passage éventuel de piétons, signalisation et port de gilets fluorescents lors des travaux de construction et de destruction, ainsi que pendant les ramassages.

Le matériel se compose de pieux, de bâches plastiques imputrescibles, de seaux et de corde. Le tout mis en place à la bêche, la pioche et la masse.

Une tranchée de faible profondeur (10 cm) est creusée le long de l'étang, sur chacun de ses côtés, sur une longueur de 120 mètres (soit environ 240 mètres de barrières). Tous les 10 mètres, un pieu est enfoncé au centre de la tranchée, de façon à pouvoir y fixer un cordage imputrescible à l'aide de nœuds auto bloquants (nœuds de cabestan).

Les bâches pliées en deux sont installées à cheval sur les cordages et leur extrémité inférieure est enfouie dans la tranchée, de façon à ne laisser aucune ouverture par laquelle les batraciens puissent passer et se retrouver sur la route.

À intervalles réguliers, des seaux en plastique sont enfoncés au ras du sol et contre la tranchée. L'ensemble forme une barrière infranchissable pour les batraciens, qui sont obligés de la longer et finissent ainsi par tomber dans les seaux, qu'ils ne peuvent escalader et où ils y restent jusqu'au matin.

L'opération nécessite deux jours de travail et chaque matin de bonne heure il faut qu'une personne ramasse les batraciens dans les seaux, les dénombre pour des statistiques et les porte de l'autre côté de la route, en toute sécurité.

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